Le Cirque d'Arrémoulit et l'Ascension de l'Arriel

Arriel - 2821m
Un air de liberté 2 jours en bivouac du côté d’Arrémoulit- Pic d’Arriel (2824 m)

Comme un besoin de grand air, de liberté et de défi sportif ! C’était un week-end parfait, météo idéale annoncée, pour une virée du côté d’Arrémoulit avec en tête le pic d’Arriel !

Départ de caillou de Soques sous un soleil de plomb aussi lourd que nos sacs qui contenaient les indispensables du bivouac, tente, sacs de couchage, matelas, bout de corde, crampons, piolet..

Le vallon d’Arrius est un vrai enchantement à cette période. Passé le bois et le pont, un immense parterre de fleurs de toutes les couleurs nous accueille pour un bon bout de chemin.

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Jean-Pierre à l’arrière nous suit du regard, quelques échanges avec lui dans la montée et nous sommes de suite dans un environnement familier. Les lacets du vallon où ruisselle à mi-chemin ce petit cours d’eau sont l’occasion de remonter le temps et de se replonger dans les histoires du célèbre guide Jacques Orteig, surnommé l’animal des Eaux-Bonnes.
Je relis toutes ces histoires de montagne et j’avoue que ces exploits m’impressionnent. Arrémoulit, c’était son quartier. Juste après avoir passé le col d’Arrius, le lac minéral d’Arrius nous plonge dans le décor. Ici falaises, roches taillées et polies, le pic Palas en face, le lac d’Artouste en vue plongeante, le décor est planté : la haute montagne est à quelques pas assurés. La petite crête nous amène au pied du fameux passage, nommé « passage d’orteig », un cheminement aérien taillé dans les falaises qui permet de rejoindre le refuge et le lac d’Arrémoulit plus rapidement. Du nom du guide qui le découvrit pour amener ses clients faire de belles courses au Palas ou au Balaïtous. Beaucoup d’histoires racontées continuent à faire de ce passage un endroit mythique. C’est sûr qu’il ne laisse pas indifférent, ce surplomb de falaise doté d’une main courante rassurante tout le long  est à portée d’un montagnard.

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Arrivés au-dessus des lacs d’Arrémoulit, fin de marche dans une neige bien présente ce début juin et glissades jusqu’à quelques mètres du lac. Comme toujours à cette époque, il y a un effet iceberg avec ce lac gelé, quelques langues turquoises qui auréolent autour donnant à cet endroit une ambiance polaire.

Le cirque d’Arrémoulit est unique. Au pied du Palas, de l’Arriel, le petit refuge à une altitude de 2265 mètres est resté dans son jus. Un nouveau projet doit voir le jour d’ici deux ans. En montant vers le col, l’Espagne n’est pas très loin et les lacs d’Arriel émeraudes donnent envie de faire un grand plongeon.

Après une nuit dans ce cadre nature, nous repartons avec pour idée de traverser les névés et de garder de la hauteur pour atteindre le pied du sommet. L’Arriel est normalement plus accessible par le col de Sobe ou en contournant le lac d’Arrius.

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Cette course entamée par les hauteurs avec crampons obligatoires se fait quasi tout en dévers. Les pentes sont raides et les paysages fabuleux. Nous en traverserons quelques-uns pour arriver un peu plus haut que le col de Sobe et reprendre la traversée enneigée encore qui nous mènera sur la pente finale à deux pas du petit Arriel. Exigeant, il faut se le gagner le pic ! Le dernier cheminement jusqu’au sommet est bien cairné, le pic n’est plus trop loin. Un petit instant aérien avant d’atteindre la cime qui donne quelques frissons et la récompense !

Une vue à 360 sur les sommets autour, quel point de vue !

Le retour se fait par le col de Sobe en reprenant le vallon d’Arrius pour finir au caillou de Soques.

Dans les pas de Jacques Orteig en hivernale, on se sent bien imprégné des exploits de ce guide hors norme.