Le costume ossalois
Le costume ossalois
Le costume ossalois

Recherche en cours...

Retour

Le costume ossalois

Le costume ossalois est un élément important de la tradition ossaloise. Les costumes se différencient entre les vallées béarnaises. Ils sont riches et très colorés. Le costume ossalois a perpétué jusqu'au début du XX siècle. Aujourd'hui, ils sont encore portés lors de fêtes, de mariages,... Le costume ossalois est réputé comme l'un des plus beaux et des plus remarquables des Pyrénées françaises. Au fil des temps, le costume n'a cessé de s'embellir et de s'orner. En Ossau, bien que les personnes, quel que soit leur condition, portent le même costume, il était aisé de connaître le rang de chacun grâce à l'état du costume.

 

Le costume des femmes

Il changeait selon les circonstances : noces, fêtes, enterrements....
Les femmes portaient sur leur tête un capulet. C'est un grand foulard de drap écarlate orné de soie pour les jours de fêtes, il est en lin ou en laine blanche pour les autres jours. Sous ce capulet, elles portaient un bonnet rond de mousseline (« la cohe ») attaché sous le menton, serrant les cheveux tout en laissant échapper une longue tresse dans le dos. Autour du cou, elles portent un raz de cou en velours laissant pendre une croix, le saint-esprit.
Sur leurs épaules est posé un triangle de fichu de soie ou de laine. Ce châle de couleur est long et pris dans la ceinture du corsage. Les jours de fêtes, le châle est en soie noire ou bleu foncée, il porte des décorations florales rouges ou vertes. Ils possèdent des franges de soie. Il existait des couleurs particulières à chaque village.

Les femmes portent aussi deux jupes de laine plissées descendant jusqu'aux genoux. L'été, le cotillon (jupe du dessous) est en étoffe. Ces jupes sont froncées en tuyaux d'orgues appelés les arrupes, les plis sont ainsi symétriques et égaux en profondeur.

Les femmes avaient des mi-bas en laine, sorte de guêtres sans pied, souvent tricotés par les bergers en montagne.
A leurs pieds elles avaient des chaussons à l'intérieur et des sabots de bois (« esclops ») sculptés à la pointe et recouverts de cuir sur le dessus pour l'extérieur.

La lingerie est quant à elle rudimentaire.
La chemise est longue et descend jusqu'aux genoux, elle est de lin sur sa partie supérieure et de toile plus grossière dans sa partie inférieure.
Le guimpe se place sur la chemise. C'est un empiècement appliqué devant le corsage, souvent fait de dentelles.
Le jupon ou coutilhou est en étoffe de laine, de soie ou de coton rayé de gris et de bleu ou de rouge et de noir.
D’autre part, les femmes quittaient rarement leur tablier, signe de leur condition paysanne.

Les vieilles femmes ainsi que beaucoup de femmes en hiver, s'enveloppaient d'une mante noire laissant paraître un bandeau blanc au bord des cheveux.
Son vêtement de travail, une jupe épaisse en étoffe de laine bleue ou brune avec des raies de diverses couleurs, au-dessus, un juste-au-corps de drap bleu, serré sur la taille et recouvert d'un mouchoir ou d'un fichu de coton. Lors du fanage, l'ossaloise relevait son jupon au-dessus du genou, ôtait son corset pour plus d'aisance.

Les femmes en deuil portaient une cape longue, de couleur blanche et brodée de dessins traditionnels. Elle comportait une capuche ayant une rangée de pompons cousue sur le sommet qui se fermait par un fermail de laine tressée.

 

Le costume des hommes

Le béret était plutôt brun que noir. Les jours de fêtes, il est orné de pampilles dorées et de perles.

Une chemise blanche plissée boutonnée au cou en lin pour la tenue habillée et en toile grossière pour le vêtement de tous les jours. C'est le seul élément de lingerie.

Un gilet blanc à larges revers. Pour le travail, le gilet était à longues manches serrées aux poignets, arrêté à la taille et retenu par une martingale (demi ceinture). Le gilet avait plusieurs poches dont une spacieuse pour y mettre le portefeuille.

Une veste de laine noire ou de coton bleu-gris, assez longue et large avec des fronces. La veste était de couleur rouge pour les fêtes. Les guides portaient aussi la veste rouge pour attirer les clients.

Une culotte de drap brun s'arrêtant aux genoux a perduré jusqu'à la fin du XIX siècle avant d'être remplacée par le pantalon.

Pour ficeler le tout, une large ceinture de laine rouge à franges mesurant plus de deux mètres permettant de s'enrouler dedans et tenait le ventre et les reins au chaud.

L'hiver, ils portaient une cape plissée à l'espagnole. Ce manteau semi-circulaire, ample et sans manches, avait pour rôle de prémunir du mauvais temps, de la chaleur ou de la fraîcheur. Elle était fabriquée en drap de burel et était imperméable, de couleur brune ou rousse et de poils feutrés.

Comme les femmes, ils portaient des genres de guêtres, blanches ou brunes, cela dépendait de l'âge.

Pour chaussures, ils portaient soit des abacos, semelles de cuir garnis de poils et lacées au cou-de-pied, soit, pour travailler, des sabots terminés en pointe (les pointes servant à retirer la boue ou la neige sous les sabots). Avant le XIX siècle, il était courant de marcher nu-pieds même en montagne.

Le pasteur portait quant à lui une veste, un pantalon et une cape, tous faits d'étoffe de laine brune.

 

Le costume des enfants

Au plus bas âge, les enfants étaient enserrés dans la « bourrassette », constituée de plusieurs épaisseurs d'étoffes cousues ensemble. Ceci était peu hygiénique.  Une fois capables de marcher, les fillettes portaient sur la tête une coiffe à capuchon en soie, bordée d'un large ruban rouge. En plus de la robe, les filles portaient un châle et un tablier, jusqu'à l'âge de la première communion. Le capulet est lui porté pour la première fois lors de la confirmation.
Les garçons portaient la robe jusqu'à 5 ans puis une calotte à six parties.